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Je dois dire aussi que l’organisation
de cette rencontre est une heureuse initiative dont les
auteurs méritent des remerciements sincères,
que je leur adresse avec un réel plaisir.
Ce séminaire va traiter de la publicité,
secteur dont l’existence dans un pays _ rien que l’existence
_ est déjà un indice de bonne santé
économique.
Engager le débat sur ce sujet, prendre
connaissance des expériences d’autres pays,
réfléchir à l’approche qui convient
le mieux au contexte tunisien, cela constitue sans nul doute
un programme d’un grand intérêt, qui
bénéficiera du soutien nécessaire.
Qu’on éprouve, aujourd’hui,
le besoin d’organiser encore mieux le secteur _ et
le débat qui va s’engager en témoigne
_ cela est signe d’une réussite, celle de l’œuvre
du Président Zine El Abidine Ben Ali, qui a assuré
prospérité, vigueur et vitalité à
notre économie et à notre société,
dont la publicité est l’un des reflets. Cette
activité, je ne vous l’apprends pas, se situe
entre deux pôles : la production et la consommation.
Son objet : stimuler celle-ci _ et, par un effet d’entraînement,
celle-là suivra pour satisfaire la demande. Ainsi
la publicité joue un rôle important dans la
croissance économique _ et dans la consolidation
des effets bénéfiques de cette croissance,
dont l’emploi. D’où son importance, qui
confère à vos débats un haut intérêt.
Surtout que vous en avez judicieusement choisi le thème
: Liberté, responsabilité, autodiscipline.
La liberté, est, en effet, l’option
que la Tunisie moderne a prise pour être en harmonie
avec sa vocation, en accord avec l’évolution
rapide du monde et en conformité avec les engagements
auxquels elle a souscrit. Le Président Ben Ali a
rappelé, à l’occasion du 15è
anniversaire du Changement : L’initiative constitue,
aujourd’hui, le support de l’économie
nationale et la source de la production et de l’emploi.
La responsabilité et l’autodiscipline ne sont
que les corollaires du premier principe, sans lesquels la
liberté risque de dégénérer
dangereusement en anarchie.
En vertu de ce principe, le Gouvernement
a levé les restrictions à la libre entreprise,
à la libre concurrence et au libre jeu des initiatives
individuelles. En juillet 2001, le régime de l’agrément,
qui fonctionnait depuis la fin, en 1971, du monopole étatique
représenté par l’Agence tunisienne de
publicité, a été remplacé par
un simple cahier des charges. On a alors enregistré
une augmentation rapide du nombre d’agences créées
: plus de quarante contre cent-dix pendant les trente années
précédentes.
Pendant cette période, l’Etat
a encadré le secteur par de multiples textes législatifs
et réglementaires. En 1998, le Président Ben
Ali indiquait déjà que le rôle de l’Etat
consistait aussi à assurer la « garantie du
respect des règles de l’économie de
marché ».
Mesdames,Messieurs,
La nécessité de renforcer la communication
publicitaire procède à nos yeux d’un
double impératif. Il convient tout d’abord
de favoriser l’élan de cette activité
de service à haute valeur ajoutée et à
forte densité d’emplois de cadres. Sans oublier
son rôle de vecteur d’identité. Ensuite,
il s’agit surtout de doter l’économie
tunisienne d’un levier puissant et sûr qui contribue
efficacement à son expansion. Produits, marques et
entreprises ont, en effet, besoin d’un marketing performant
et d’une communication à fort impact. Il va
sans dire que tout cela doit se faire dans le strict respect
des principes que dicte l’esprit de responsabilité
et d’autodiscipline.
Aujourd’hui, on assiste à
une véritable révolution dans votre domaine
: les nouvelles technologies de l’information fournissent
à la publicité de nouveaux supports et la
dotent d’une puissance redoutable, dont l’impact
sur les réflexes et les esprits, sur le comportement
de l’individu et sur ses décisions, est d’autant
plus profond que souvent il n’est même pas perçu.
C’est ce pouvoir immense, s’ajoutant
à la croissance très rapide du nombre des
opérateurs du secteur, qui fonde la nécessité
de l’autodiscipline et la légitimité
de la régulation en appui et conformément
à la réglementation en vigueur, régulation
dont l’objectif est de prémunir un secteur
aussi stratégique contre les risques de dérapages,
de sauvegarder son rôle d’outil de croissance
économique et de lui conférer encore plus
de puissance et plus d’efficacité. Consolidation
des règles de cette activité, clarification
des responsabilités et assouplissement des procédures,
tels sont les principes qui guident notre approche de la
publicité. L’approche doit être d’autant
plus impérativement pertinente que l’économie
tunisienne attend beaucoup du secteur : favoriser l’écoulement
de notre production sur le marché intérieur
et aussi sur les marchés extérieurs. Cette
même vigilance aura pour effet de conférer
à notre publicité la crédibilité
nécessaire pour la valorisation de nos produits et
de notre image auprès des pays amis et à l’étranger
et pour la protection du consommateur tunisien.
Mesdames,Messieurs,
La défense du consommateur a toujours été
au cœur des préoccupations de la Tunisie nouvelle.
Nous nous sommes employés à renforcer le cadre
législatif et réglementaire par des textes
fondateurs tels que la loi de 1992 sur la protection du
consommateur, la loi de 1998 qui régit les techniques
de vente et définit les règles de la publicité
commerciale ou la loi, plus récente, qui actualise
les conditions du déroulement des jeux promotionnels.
C’est ce souci d’équilibre,
de transparence, qui a incité le gouvernement à
entreprendre une étude sectorielle sur la question.
Les termes de référence de cette étude
ont été établis en parfaite concertation
avec la profession. Les conclusions de ce travail nous aideront
à mieux organiser le secteur et à lui assurer
les conditions d’un développement harmonieux.
Je suis persuadé que de larges et prometteuses perspectives
s’ouvrent devant vous.
Je vous remercie.
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