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Mesdames, Messieurs
Je voudrais tout d’abord en votre
nom remercier les organisateurs de ce séminaire pour
l’occasion qui m’est offerte pour m’exprimer
au nom des annonceurs dont je ne suis qu’un modeste
représentant.
En votre nom, je remercie également
Monsieur le Ministre du Commerce, du Tourisme et de l’Artisanat
ainsi que tous les responsables de l’Administration
qui nous ont honoré par leur présence.
C’est toujours difficile de parler
après d’illustres orateurs qui nous ont fait
part de leur expérience qui doit nous éclairer
sur les meilleurs choix à faire pour assurer au secteur
de la publicité, dont le passé est relativement
récent en Tunisie, le développement le plus
adéquat et le plus harmonieux.
L’instauration d’un organisme
qui fonctionnerait selon les mêmes principes que le
BVP serait, à ce propos, une excellente initiative.
La création d’un tel organisme, indépendant,
en Tunisie serait la meilleure preuve de la maturité
du secteur.
Je souhaite profiter également
de cette rare occasion qui nous est offerte où Annonceurs,
Responsables des Médias et Agences de Communications
sont réunies pour faire un certain nombre de réflexions
et de recommandations sur les attentes des Annonceurs.
Le paysage médiatique en Tunisie
a connu une forte croissance à tous les niveaux.
Les budgets publicitaires ont augmenté de manière
exponentielle, nous comptons pas moins de 35 Agences agréées
dont un certain nombre rattachées à des réseaux
internationaux, les entreprises tunisiennes sont de plus
en plus convaincues des retombées des investissements
marketing ce qui les a conduit à renforcer leur département
marketing en le dotant de compétences humaines.
Par ailleurs, nous pouvons dire que les
annonceurs sont conscients et prêt à assumer
la responsabilité qui leur incombe en terme de respect
de l’éthique morale et de véracité
des messages publicitaires diffusés.
Les annonceurs tunisiens sont en général
auto-disciplinés.
Cependant force est de constater que la
saturation du paysage médiatique auquel nous assistons
actuellement pourrait contribuer à decridibiliser
les messages publicitaires et porter préjudice aux
annonceurs. Je cite notamment le cas de la télévision
où la faiblesse de l’offre fait que les passages
des spots sont concentrés sur les prime-time de TV7
ce qui allonge les tunnels publicitaires et fait superposer
des messages se rapportant à des produits concurrents.
Au cours du mois de Ramadan le tunnel publicitaire dépasse
les 15 minutes.
Pour désengorger ces tunnels nous
recommandons de recourir aux formules de bartring et de
sponsoring (avec des spots de 15’’ et non de
5’’ comme c’est le cas actuellement).
Il y a lieu également de trouver le moyen de relancer
Canal 21 dont le taux d’audience est très faible
actuellement.
Pour pallier à la saturation des
médias nous assistons au développement important
de l’hors média. Je pense notamment à
l’affichage où les investissements ont augmenté
de plus de 50%. Il y a lieu de mettre de l’ordre dans
ce secteur pour que la liberté ne se transforme pas
en anarchie et en surenchère non justifiée.
Enfin et puisqu’on parle de liberté
et de responsabilité la loi n°2002-62 du 9 Juillet
2002, relative aux jeux promotionnels est très contraignante
pour les annonceurs. La vente de certains produits comme
les boissons gazeuses, qui est pénalisée par
une taxe de 47,5 %, ne peut être stimulée que
par le recours à des jeux promotionnels.
Je demande par conséquent au représentant
du Ministère du Commerce d’examiner le réaménagement
des dispositions de cette loi.
Je vous remercie pour votre attention.
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